Phronémophobie

La phronémophobie, c’est la peur de réfléchir. Ces chansons, c’est l’apologie du doute, donc du respect de l’autre, de l’humain.

Dans une soirée plus ou moins arrosée, au détour d’une réunion cravatée ou non, au fond d’un transat avec une bière ou une eau citronnée, ou devant des caméras de télé, nous les avons tous croisés, ceux qui savent et nous assènent leurs vérités. Ils nous emmerdent.
 
Finalement, Hervé Bargy les aime. Car Hervy Bargé aime presque tout le monde – il y a quand même quelques exceptions. Il aime les gens presqu’autant que les vaches. Cela s’appelle de l’humanisme. Et c’est tout sauf un gros mot.
 
Harvé Bergy est un tendre, un Modeste, un chanteur de l’intime. Pas de grandes déclamations, pas d’envolées fanfaronnantes, mais plein de petits portraits, de petites choses, de petits ou grands drames – qui sont autant de grandes aventures de la vie.
 
Pour son troisième album, le « je » et le « nous » s’imposent. Ses chansons s’installent à côté de nous comme une présence sur un canapé, un p’tit câlin qui réconforte. Et sur ses douces mélodies glissent des sourires  pleins d’espoirs dans des jours meilleurs.
 
« Marchons, marchons, Qu’un ciel azur éclaire l’horizon ! » 
 
Longue vie à la tendresse d’Harvy Bergé ! Et ça, je n’en doute pas.

 

Marc Favier
 
 

Le mot d’Hervé :

 

Drôle de titre : « Phronémophobie », c’est vrai. Un mot diffcile à caser dans une conversation, mais grâce à ce CD, ce sera plus facile !  16 nouveaux titres sur cet album, dont 3 musiques signées par Silvia, car la mémoire et l’amitié demeure au delà de sa disparition.

 

Tous les textes sont de votre humble serviteur, sauf deux :

 

Une curiosité : une littérature ancienne savoureuse et provocante, encore aujourd’hui, et du bon sens politiquement incorrect, j’adore. J’aurais aimé l’écrire, peut-être sans l’oser, mais comme c’est signé Jean de la Fontaine, il me sera pardonné de le chanter !

 

Une romance : extraite des « Pêcheurs de perles », opéra en trois actes signé Georges Bizet pour la musique et dont le livret est d’Eugène Cormon et Michel Carré. Créé le 30 septembre 1863, je n’ai pas pu résister, plus de 150 ans plus tard, à l’attrait charmant de ce chant un peu désuet et si mélodieux.

 

 

 

Le mixage des titres est de Michael Reda (michaelredaproduction.com).

 

2016

2016